mercredi 9 décembre 2009

Ghetto rural : mettre les pauvres à la charge d'autres pauvres

Encore une fois ce soir, j'ai été victime d'un concept rural de la solidarité qui met la charge des pauvres à la charges d'autres pauvres.

Une de mes voisines s'est foulée la cheville en tombant dans un caniveau empierré et pentu qui fait aussi office de trottoir à Lormes.

Les témoins ont appelé les pompiers pour la secourir.

Aucun médecin n'a été contacté pour juger de l'importance de la blessure. La victime a été conduite d'office à l'hôpital d'Avallon (à 30 km) dans le camion des pompiers.

Une radio a été passée à l'hôpital d'Avallon. Une simple foulure a été constatée et on lui a dit de rentrer chez elle.

La victime arrivait à marcher en boîtant légèrement mais sans douleur excessive.

Elle se trouvait à Avallon abandonnée seule, dans la nuit et le froid de ce mardi 8 décembre vers 18 h. La personne étant sous tutelle, elle ne disposait d'aucun moyen de paiement pour régler les 60 kilomètres de taxi facturés pour rentrer à Lormes.

Elle me contacte 2 fois par téléphone pour me demander de venir la chercher à l'hôpital d'Avallon.

Je lui demande d'insister auprès de l'hôpital d'Avallon pour qu'ils assurent sont retour à Lormes en ambulance ou en taxi.

À son 3e appel téléphonique, je décide tout de même d'aller la chercher avec le camion de mon travail occasionnel. Il me reste mon réflexe d'humanité qui se refuse à abandonner quelqu'un la nuit dans le froid loin de chez lui au risque de tomber malade ou de rencontrer d'autres problèmes... attention humaine que le système de santé français semble avoir perdu au mépris de ses devoirs et du respect de l'être humain.

Compte tenu de mes très faîbles revenus à Lormes (env. 700 euros par mois dont moins de 250 € pour les dépenses courantes), j'utilise avec parcimonie le camion pour les tentatives désespérées de faire vivre mon autoentreprise (nullement rentable jusqu'à ce jour).

Il semble qu'à Lormes et sans doute dans beaucoup de campagnes on se sert inutilement des services d'intérêt collectif en rejetant sur les pauvres certains coûts occasionnés (et évitables).

- pourquoi un médecin n'est-il pas venu vérifier à Lormes la nécessité réelle de déplacer les pompiers jusqu'à l'hôpital d'Avallon, pourquoi ne pas utiliser une simple ambulance ou un taxi (pour une simple entorse) ?

- qu'arrivera-til le jour ou une urgence véritable (accident, incendie...) nécessitera vraiment l'intervention des pompiers alors qu'ils sont inutilement à Avallon, à 30 kilomètre du village de Lormes ?

C'est de l'irresponsabilité totale qui coûte à l'ensemble des français qui font subsister les campagnes par leurs impôts.

Bien sûr, la victime, dès le lendemain matin trottine dans les rues de Lormes sans béquilles ni pansement.

Le simple contrôle d'un médecin (ou d'un pharmacien) au lieu de l'équipe de pompiers et de leur camion aurait à mon sens au rait été plus judicieux pour prendre la bonne décision... je me suis personnellement déjà foulé 3 fois la cheville avec des suites bien plus douloureuses sans rien demander... attention aux trous et bosses dans nos campagnes.

samedi 4 octobre 2008

La maladie s'installe dans mon corps

Depuis un mois, je traine la maladie.

La mauvaise saison arrive avec le froid et l'humidité dans la maison.

Je n'arrive pas à retrouver la santé.

Combien de temps tiendrai-je dans cet enfermement qui me mine ?

Tous ceux qui me soutenaient sont maintenant partis de Lormes.

La mort dans la solitude, moi qui avait besoin d'amis.

Je veux rentrer chez moi, là où j'ai mes racines...

Ils m'étouffent... je sombre...

Punissez-les !

Qu'ils ne disent pas, après, qu'ils ne savaient pas !... qu'ils n'y pouvaient rien.

La société est coupable, de ces gens qui meurent dans les rues, qui meurent de misère, d'isolement dans les ghettos...

Un jour, la France paiera pour la mort des pauvres.
message écrit le 3/10/2008

Sombre journée dans la solitude et la maladie

Je n'ai pas réussi à avoir mes antibiotiques hier.
L'ennui, c'est que sans antibiotique, la maladie dure beaucoup plus longtemps et s'aggrave.
Je sais ce qui me va... je sais ce qui me soulage.
Je ne dois, dans le Morvan, ne compter que sur moi-même pour sauvegarder ce qui me reste de vie et la faire durer.
Enfermé dans la tristesse et la dureté de ce village tout gris... plus gris que les murs des villes, plus triste que le béton anonyme, il n'y a ici que ruines et rues désertes...
On en vient à préférer les maux de la ville pour fuir les dégats des villages abandonnés.
Encore une journée sans voir personne... le silence, l'internet... la vie ne tient qu'à un fil.
message écrit le 13/9/2008

Autres articles sur la Santé dans la Nièvre

Sur la santé dans la Nièvre, j'ai aussi écrit :

- Campagnes : perte de santé, liens sociaux, dynamisque...

- Il est plus facile de se laisser mourir à la campagne,

- Mourir dans la soliture et dans le froit

J'ai perdu ma santé dans la Nièvre

Depuis ces dix années retenu dans la Nièvre, ma santé s'est gravement détériorée.

Asthme, tension artérielle, cholestérol, problèmes cardiaques, bronchites... je me sens de plus en plus miné alors que je n'avais aucun problème de santé auparavant.

L'humidité, la mauvaise nourriture, le stress et la misère, l'absence de relations sociales et de loisirs en sont vraisemblablement la cause.

Je voudrais partir au plus vite de la Nièvre... mais ruiné financièrement, c'est impossible sauf à courir le risque de devenir SDF.

Il y aurait pourtant moyen de me défendre car j'ai été continuellement spolié de mes droits... mais l'isolement et les mentalités font qu'il est impossible de se faire entendre. Le secours ne pourrait venir que d'une autre région.

Qui s'intéresse à la Nièvre et à ceux qui y souffrent ?

message écrit le 3/2/2008

Santé : catastrophes climatiques sur la nièvre chaque hiver


Depuis 10 ans que je vis dans la Nièvre, ma santé s'est
considérablement dégradée et je dois maintenant suivre des traitements
à vie. J'ai de l'asthme, du cholestérol et de la tension auxquels il
faut rajouter une vis dans la jambe suite à une chute d'un échafaudage
bricolé par un habitant.

Le climat humide et les maisons mal chauffées l'hiver favorisent le développement de maladies et de symptômes bizarres.

Malgré les pollutions de villes, je n'ai jamais eu de tels problèmes de santé.

Dans les immeubles des grandes villes, l'air est plus sec et surtout les pièces sont bien chauffées partout.

Dans ma maison de la Nièvre, les montant des factures d'EDF m'obligent à ne chauffer la salle de séjour que le jour et la chambre que la nuit. Le couloir et les sanitaires ne sont pas chauffés ce qui provoque fréquemment des maux de gorges.

Avec le RMI, les factures d'électricité sont une charge particulièrement lourde.

message écrit le 31/1/2008

La santé est en danger dans les zones rurales

Misère, solitude, humidité, mal-bouffe, incompétences, absence de soins.... la santé est en péril dans les campagnes.

L'installation à la campagne masque souvent ces risques pour la santé.

Un être humain censé ne choisirait pas de raccourcir sa vie pour un rêve dont il ne profitera jamais vraiment.

Les conditions de vie dans le monde rural de nos campagnes ne sont pas digne de notre époque.

Comment la société française peut supporter autant de différences sociales dans les conditions de vie entre les villes et les campagnes.

L'isolement dans la forêt est un danger à terme.

Pourquoi rendre le retour vers les villes impossibles ?

Pourquoi pousser les citadins à aller vivre à la campagnes ?

Pourquoi pousser vers la misère et la mort ?...

Les campagnes sont des pièges.